EGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE

Monument historique

élevé vers 1520 en gothique flamboyant, baroquisé au XVIIIème siècle. Son clocher reconstruit à cet emplacement en 1766 en style romanprovençal porte sur chaque face de sa pyramide 12 pierres en saillie de signification mystérieuse (unique dans le département des Alpes-Maritimes). Vaste nef unique restaurée dans le style gothique troubadour sous un voûte en berceau à trois travées d'ogives aux clefs sculptées, d'influence lombarde. L'intérieur de l'Eglise a été complètement repeint de faux appareil sous la direction des architectes des bâtiments de France dans les années 80.


A l'entrée

- Elégant bénitier Renaissance en marbre blanc et banc-coffre à fermoir du XVIIIème siècle.


Côté droit en montant vers le choeur.

- Martyre de saint-Barthélémy écorché (1831) copie de Ribera (dit l'Espagnolet) vers 1630. - Autel du suffragce de la Vierge ou des Ames du purgatoire, peinture de 1650 entre des colonnes torses d'influence italienne. - Autel du Rosaire, 12 tableautins de la fin du XVIIème siècle (mériterait d'être restauré) - Croix des pénitents Blancs du Gonfalon de la Sainte Croix (XVIIIème et XIXème siècles).


Choeur

- Cathèdres de noyer et cariatides. Deux chérubins joufflus polychromes (XVIIIème) supportent deux statues peintes du XVIIème : à gauche Saint-Jean-l'Evangéliste, à droite Saint-Chritophe. - Marches en grès de Massoins (vers 1750) - A droite, statue de Sainte pétronille (1715) avec ses reliques. Dans la sacristie, croix et armoires à pointe de diamant du XVIIème siècle, tabernacle peint venant de la chapelle Sainte-Brigitte (vers 1820)


Au fond,

grand Retable de Saint-Jean (1524) par Ronzen, longtemps attribué à Ludovic Bréa. Mesurant 4m sur 3m65, il représente sur trois étages : - Au reversis, Adoration des Mages, Couronnement de la Vierge, Fuite en Egypte. Descente de Croix entre Saint-Antoine-de-Padoue et Saint-Roch. - Saint François et Sainte Claire d'Assise, Sainte-Lucie de Bologne et Saint-Honorat de Lérins encadrant une Vierge dorée du XVIIème siècle.


A gauche dans le choeur :

retable anonyme de l'Annoniation (vers 1515) surmonté par trois tableautins : Nativité, Nostra Dona di Pieta, Fuite en Egypte. Statue rustique du XVIIème siècle de Saint Roch, en bois peint, avec son roquet et un angeaux ailes tricolores (peut-être un ajout de la Révolution). Côté gauche, en redescendant vers l'entrée : - Vierge au Rosaire, huile du premier XVIIème siècle, Influence française (le Roi ressemble à Henry IV). -Autel de Saint-Jean-Baptiste avec un petit Jesus de Prague de 1892. - Statue classée de bois polychrome du SaintPatron de Villars portant un sayon en peau de veau à la manière espagnole par Matheus d'Anvers (1524).


Lors de la fête patronale du 24 juin

la statue est descendue de sa niche et exposée dans l'Eglise sur sa cathèdre. Elle fait ainsi le tour du village, portée par des villarois et suivie en processionpar la population qui chante l'air traditionnel du "Grand Saint-Jean". "Lou festin de San Jouan" est resté très populaire. La population se retrouve pour le feu allumé devant le clocher et autour duquel on danse la farandole sur l'air traditionnel, ainsi que pour la "montée au Désert", les processions, la grand'messe et le bal. Ceux qui ont du quitter le village pour vivre en ville y reviennent à cette occasion.


extrait : source Association culturelle Lou Savel de VILLARS-SUR-VAR

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